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L''Afrique au coeur d''enfant

L''Afrique au coeur d''enfant
PORT OFFERT POUR LA BELGIQUE
VLAMINCK
L'Afrique au coeur d'enfant
20.00 EUR

Marie-Pierre Vlaminck est née à Kamina, au Shaba, en 1956. Depuis lors, l'Afrique fait partie intégrante de sa vie.

Ses pas la conduisent tour à tour vers Matadi, Muanda, Kinshasa, Nairobi, Dar es Salaam, Lusaka et Johannesburg. Son premier roman, L'Afrique au coeur d'enfant, nous replonge dans la lumière et les senteurs de ce continent qui lui manque tellement.

L'Afrique au coeur d'enfant, c'est une histoire de coeur et d'amour entre l'Auteur et Tyson, un enfant africain qui vit dans un orphelinat.

Au fil de ce récit poignant qui se décline comme une longue chronique de vie, vous suivrez le cheminement mental et affectif de ces deux êtres au leitmotiv identique : semer le bien autour de soi... et dans le chef de Tyson, un jour, revenir sur cette terre africaine qu'il chérit et, apporter à tous ces ''petits'' qu'il a côtoyés l'étincelle qui leur donnera la force de (sur)vivre.

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L'orphelinat.

Dans une petite ville africaine aux rues bigarrées, un enfant ouvre un oeil, puis le referme. Où est-il ? Ses mains recherchent la chaleur qui coulait, hier encore, sur sa peau. En vain ! Le coeur lourd, il frissonne dans son petit lit bleu à barreaux. Courageusement, il ouvre à nouveau les yeux et retrouve ses camarades.
Une voile blanche glisse sur le béton ; tel un phare de lumière dans la nuit, elle éclaire l'atmosphère parfois oppressante de la chambrée. Sa main console et réchauffe ; ses yeux approuvent, encouragent, aiment.
Des biberons, des couches, des soins. Cet orphelinat héberge un grand nombre de petits. De temps en temps, l'un d'eux disparaît et s'envole définitivement vers le ciel.
Dans la chambre voisine, un bébé pleure. De grosses larmes débordent de ses yeux noirs. Agrippé au cou de Justine, il s'apaise soudain, repu. La journée est longue, ponctuée de silences, de cris, de jeux, de rêves et d'ennui. Sur les murs bleus s'imprime l'histoire de plusieurs vies. Celle de ces jeunes enfants qui cherchent à tâtons leur identité. Chaque chemin est différent.
Le tien est volontaire, avide, attentif à la vie. Tu observes, écoutes, regardes ; ta tête enregistre tout. Parfois tu pleures, parfois tu ris. Comme il est bon, ce rire qui s'élève dans l'espace. Il fait briller les étoiles et danser le soleil ! Tu es prêt pour le voyage, la découverte, les espaces grandioses qui palpitent sur ce continent africain.
Le pouce dans la bouche, tu t'assoupis. Les murs et les barreaux disparaissent : tu rêves...
* * *
Muanda, les cristaux de lumière.

Tes pieds crissent sur la dune, tes mains rencontrent les embruns salés d'un océan en furie. La rivière de la Tonde embrasse un bras de mer ; le courant t'emporte au large et tu ne fais rien pour résister à cette force de la nature. Une algue gélatineuse t'enlace de ses longs tentacules ; tu te laisses bercer par sa douceur. Les vagues te poussent vers la plage qui borde les falaises rouges. Muanda ! C'est là qu'au bout des tentacules, tu aperçois une tête oblongue et transparente. Drôle d'animal ! Ses bras te déposent délicatement sur les rochers où les crabes et les chapeaux chinois se disputent une place au soleil. Tu es émerveillé par cet endroit sauvage qui frémit de toutes parts. La mer te fascine et l'écume dépose sur la roche une bave blanchâtre. Ivre de vent, de soleil et de sel, tu cours et rejoins la dune blonde.
Dans un petit bassin, de jolis têtards noirs se métamorphosent soudain en poissons multicolores. L'un d'eux frôle tes chevilles, chatouille tes orteils et grossit, grossit, grossit, au point qu'il ressemble à présent à une énorme baudruche teintée d'arc-en-ciel ! Plus rien ne t'étonne depuis que tu te promènes au pays des songes. Ses écailles brillent et tombent une à une pour former un tas de lueurs irisées. Tu les touches, les caresses, les retournes dans tes mains maladroites et pfft ! Elles se brisent en une multitude de cristaux. Tu t'interroges, perplexe. Dois-tu emporter avec toi ces fragments qui reflètent la lumière ? Est-ce là encore un élément magique qui te permettra t'atteindre ton rêve ? Tu les ramasses délicatement et enfiles chaque morceau sur une algue. Puis, tu tresses l'ensemble et l'attaches à ta taille.
Ta vue se brouille subitement, tu trébuches sur le sable mouillé qui s'ouvre et t'avale jusque dans l'antre de la terre. Tu as froid. Tu as peur ! Tu grelottes d'angoisse et de questions. Où es-tu ? Quelle est cette étrange odeur qui suinte des parois d'une caverne sombre ? La lueur des cristaux brille toujours sur tes reins.
Soudain, de longs doigts effilés te touchent, te palpent, te projettent violemment contre la roche rugueuse. Rien que des mains vivaces et charnelles, pas de visage !
Il fait glacial. Dans un éclat argenté, tu aperçois alors une drôle d'écrevisse aux pinces ternes qui te fouillent et t'auscultent. Tu essaies de parler, mais aucun son ne sort de ta bouche sèche. Une voix s'élève alors, sévère et vindicative :
- Ce collier que tu portes à la taille m'appartient. Depuis que j'ai perdu mes couleurs, mes pinces sont fragiles, sales et malhabiles. Donne-le-moi et tu pourras revoir le ciel, lui dit-elle, agressive.
Tu comprends immédiatement que tu détiens là un trésor inestimable. Dans ce cas, pourquoi ne pas le partager ? Tu décroches alors délicatement quelques lambeaux de cristaux que tu poses sur l'impatiente. Celle-ci frémit, s'ébroue comme un chien qui se débarrasse d'une boue collante, se redresse dans la lumière et sourit. Le crustacé a retrouvé son éclat et la vivacité de ses couleurs. Ses extrémités sont affûtées, coupantes comme un rasoir. Dans un souffle de reconnaissance, elles te pétrissent avec force, mais sans te blesser ; en un éclair, tu regagnes la plage dorée et le soleil couchant.
Le collier autour des reins, tu suis des traces dans le sable, celles des mouettes qui chassent les coquillages. Le soleil déverse des coulées de rayons pourpres sur la mer qui s'endort au rythme doux du ressac. Tu suis le sentier qui mène au sommet de la falaise.
Les Mangroves s'agitent sous la brise du vent ; toi, tu regardes les bateaux qui dansent sur les vagues. Les pêcheurs en pirogue allument alors leurs phares qui captivent les yeux des poissons ; ils plongent leurs filets et les relèvent, gorgés d'un trait frémissant argenté. La pêche est fructueuse en cette soirée d'été. Une douce mélopée noire accompagne les piroguiers.
Tu frémis de solitude et de nostalgie. Tes yeux se piquent de larmes salées. C'est si beau ! La main crispée sur ta parure, tu t'effondres sous un palmier...


Un regard, un sourire.

Dans une petite ville africaine, un enfant sourit dans son sommeil. Sur son visage endormi brille une lueur pourpre. Au-dehors, des pas glissent sur la dalle mouillée. Une voile blanche s'arrête au chevet de l'enfant qui soupire dans ses délires. Il s'agite ; elle le secoue avec douceur. C'est l'heure du repas ; plus question de s'accrocher aux rêves. Tyson ouvre des yeux qui pétillent d'émotions. Son lit est mouillé et il a froid. La soeur le soulève, le change et l'assied sur un tapis de mousse qu'il partage avec ses camarades. Un bavoir autour du cou, le visage hagard, il lorgne la bouillie de ce drôle de matin.
Il se recouche, les yeux encore embrumés de sommeil, mais tout à coup, un éclat brillant attire son attention. Il se redresse. Est-il seul à voir ce collier qui illumine sa taille ? Son regard cherche fébrilement celui des adultes ; rien ! Rêve-t-il ? Est-il dans la réalité de l'orphelinat ? Son esprit s'embrouille, mais il avale avec gourmandise la pâte blanche et goûteuse qui lui sert de repas.

Tyson, ton nom résonne dans mon coeur. Ton sourire accompagné de malice irradie de bonheur. Tes mains tournoient dans le ciel, dansent au son de la musique ; elles battent la mesure du temps qui s'écoule, des journées qui soupirent, des matins aux désirs incertains.
Soudain, l'orage éclate, les enfants crient sous la zébrure des éclairs. La pluie martèle la tôle et résonne dans les oreilles des petits. Des bras les entourent et les rassurent. Des voix chantent et prient, mais la nervosité moite leur colle à la peau.
Les frimousses sont débarbouillées, chacun regagne son lit dans un hoquet crispé. De tes yeux noirs, tu me regardes, le coeur angoissé. Je te dis au revoir, un baiser papillon sur chaque paupière. La couverture bleue s'enroule autour de ton corps menu ; tu es déjà en route pour le rêve...

POUR CEUX QUI NE COMPRENNENT VRAIMENT PAS COMMENT ACQUERIR CE LIVRE (EH OUI... IL Y EN A !!!) IL SUFFIT DE NOUS ENVOYER UN MAIL, NOUS ESSAIERONS D'ETRE ENCORE PLUS CLAIRS.

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