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La Hune de Berthe

La Hune de Berthe
PROMO - LIQUIDATION
FRAN01
La Hune de Berthe
5.00 EUR

Un roman aux allures policières. L'intervention subtile d'une vieille dame impotente dans une histoire policière non résolue.
226 pages.

- Dufour était prof de français dans un lycée de la province. Son ménage foirait à un point tel que les enfants du couple, des jumeaux, avaient opté pour l'internat afin d'échapper à une atmosphère chaque jour plus délétère. La précision est importante, car Catherine Lambiotte, la fille d'une amie fréquentant le même établissement, profitait de la voiture de Dufour. Emile Lambiotte, le père, étant mort d'un cancer, sa femme, Claire, subvenait aux besoins de la famille. Aussi avait-elle accueilli le covoiturage avec empressement ; elle économisait les frais de déplacement. Un jeudi de mars, Dufour revint seul, en retard, de son travail. Plus tard, il expliquera que Catherine n'était pas au rendez-vous habituel, sur le parking, à la fin des cours. Et, comme il arrivait que la jeune étudiante fasse le voyage avec une condisciple plus âgée qui disposait parfois de l'auto paternelle, il ne s'était pas inquiété. Cependant deux heures plus tard, il sortait de la salle omnisports où il avait disputé un double de tennis, ouvrait le coffre de sa voiture pour y fourrer son sac... et le hasard voulut qu'un jeune homme prenne le frais à la lucarne des toilettes de l'établissement. Ce témoin providentiel y distingua nettement un corps de femme. Il donna l'alerte. Plusieurs personnes accoururent, mais déjà Dufour démarrait. Il fonça sur le groupe mais, sans doute pris de remords, il stoppa avant de commettre l'irréparable. Berthe Desenfans qui, armée de ses jumelles, avait suivi la scène, témoigna de la tentative de fuite de Dufour. Celui-ci, dont les protestations d'innocence ébranlèrent probablement quelques jurés, fut condamné à douze ans de réclusion.
Sans quitter la route des yeux, Jean-Pierre avait écouté l'exposé avec une attention soutenue. Entré dans la police avec l'espoir d'y accomplir une carrière fructueuse par choix personnel et non, comme beaucoup, comme pis-aller avec une lettre de recommandation en poche, il suivait les cours de l'Académie, bien décidé à gravir les échelons de la hiérarchie, au gré des examens de sélection. Tout de suite, il trouva les bonnes questions.
- Comment a-t-il tué la fille ? Quelle était la nature de leurs relations ? L'avait-il violée au préalable ? Ou l'a-t-il fait post mortem ? Et la mère, dans tout cela, elle n'a pas été intriguée du retard de sa fille ?
- Il l'a étranglée avec une de ses écharpes ; s'ils étaient amants, ils avaient bien caché leur jeu, car ils n'avaient jamais éveillé le moindre soupçon ; la fille n'a subi aucune violence sexuelle ; enfin, la mère, infirmière aux horaires irréguliers, ne rentrait pas avant 18h30 ce jour-là.
- Vous n'avez pas trouvé bizarre qu'il ait laissé le corps dans sa voiture, sans parler de l'écharpe qui le désignait à coup sûr ?

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